La position du Chili en tant que leader mondial des exportations de cuivre pose un défi en matière de gestion de ses déchets miniers massifs.
Les registres géoréférencés du Service national de géologie et des mines, figurant dans son dernier cadastre (Sernageomin, 2023), font état de la présence de 795 dépôts de résidus miniers répartis sur l’ensemble du territoire national.
À l’heure actuelle, on estime à plus de 800 le nombre de ces dépôts, qui se concentrent principalement dans les régions désertiques et semi-désertiques du nord et du centre du pays. Parmi ceux-ci, environ 80 % sont inactifs ou abandonnés.
La région de Coquimbo se distingue notamment par la plus forte densité numérique de bassins de résidus du pays, avec un total de 406 installations. En revanche, la région d’Antofagasta, cœur de l’exploitation minière à ciel ouvert, concentre la plus grande masse physique autorisée de résidus miniers à l’échelle nationale, avec un volume approuvé de 10 319 millions de tonnes. (Ministère des Mines, 2025).

Source : Agenda des résidus miniers 2025/2026.
Cette dualité entre la densité des dépôts et le volume accumulé exige une gestion optimale du contrôle des poussières, afin de réduire les risques géotechniques et de renforcer la sécurité opérationnelle, en particulier face à des phénomènes climatiques violents tels que les récents systèmes frontaux qui ont touché le centre-sud du Chili.
Lieberherr, Urtubia et Orrego (2026) mettent en garde, dans leurs travaux de recherche, contre les graves risques cumulés pour la santé humaine et la biodiversité que représentent ces dépôts disséminés sur l’ensemble du territoire chilien.
Des incidents tels que celui survenu en 2024 au dépôt de Minera Cenizas (région de Valparaíso) mettent en évidence cette vulnérabilité. Lors de fortes pluies, des matériaux solides se sont déversés et ont été emportés vers les rues des localités situées en aval. Cet événement a déclenché une alerte environnementale (EL PAÍS, 2026) et a constitué un signal clair quant à l’urgence de mettre en place une gestion préventive des émissions et de la stabilité.
Conséquences socio-environnementales et danger lié aux particules fines
L’exposition des surfaces sèches des bassins de résidus aux conditions météorologiques du Chili, caractérisées par des vents soutenus, de fortes variations de température et un rayonnement solaire extrême, déclenche un processus d’érosion éolienne intense.
Dans des conditions de vent modéré, les concentrations moyennes de poussières fines en suspension à proximité immédiate de ces structures se situent entre 0,7 et 1 mg/m³ de particules respirables PM 10.
Ce taux d’émission non seulement détériore gravement la visibilité et la qualité de l’air local, mais agit également comme vecteur de dispersion de polluants géochimiques complexes tels que l’arsenic, le plomb, les sels de cyanure, la silice cristalline libre, le cadmium, le mercure et le zinc.
Des études épidémiologiques menées sur les sites d’exploitation démontrent de manière catégorique que l’inhalation chronique de ces fractions de poussière de silice et de métaux lourds altère la fonction pulmonaire des travailleurs exposés dans les carrières à ciel ouvert et des habitants des communautés voisines.
L’apparition de pneumoconiose, de silicose pulmonaire, de troubles ventilatoires restrictifs chroniques et l’augmentation de l’incidence du cancer du poumon constituent les effets pathologiques les plus graves recensés en l’absence de contrôle de ces émissions.
Au niveau de l’écosystème, le dépôt de ces particules toxiques sur les sols agricoles et les cours d’eau de surface perturbe la photosynthèse de la végétation indigène par colmatage foliaire, détruit le microbiote bénéfique du sol et contamine de manière irréversible les sources d’eau douce.
Cette dynamique d’érosion dégrade la résilience écologique du territoire et peut nuire à la coexistence entre l’activité minière et les communautés locales, compromettant ainsi le consentement social nécessaire à l’exploitation.
Afin de faire face à cette situation de manière structurée, l’État chilien, par l’intermédiaire du ministère des Mines et conformément à la Politique minière nationale 2050 et au Plan national des dépôts de résidus miniers, a promulgué l’Agenda des résidus miniers 2025/2026.
Cette étape importante en matière de gouvernance collaborative s’articule autour de trois axes d’action assortis d’objectifs spécifiques visant à moderniser le contrôle, à encourager la remise en état et à promouvoir l’économie circulaire.
En réponse directe à ce programme, aux exigences de la norme NCh 3266-2012 et à la nécessité de disposer de solutions hautement fiables, durables et à l’échelle industrielle pour éliminer de manière durable le soulèvement de particules dans les bassins de résidus miniers, ABCDust a développé la gamme de technologies de pointe DMS-TSF® (Dust Master System – Tailings Storage Facilities).
DMS-TSF® : une technologie de pointe et durable pour le contrôle des poussières
Le DMS-TSF® est un additif anti-poussière hautement efficace, formulé à base de nanopolymères biodégradables et d’agents tensioactifs non ioniques dotés de propriétés hydrophiles et d’une forte affinité moléculaire.
Contrairement aux suppresseurs traditionnels à base de sels de chlorure (qui corrodent les machines, acidifient le sol et détruisent le système racinaire de la flore), le DMS-TSF® est exempt de chlorures, non ionique, non toxique et totalement non corrosif.
Le principe actif du DMS-TSF® agit selon un mécanisme physico-chimique progressif et cumulatif de consolidation de multiples microcouches superficielles, générant une couche élastique et hydrophobe qui résiste aux pluies extrêmes, aux rayons UV et au gel jusqu’à −30 °C sans se fissurer.
La certification canadienne BNQ 2410-300 atteste que le produit est sans danger pour l’environnement, le microbiote et la revégétalisation, garantissant une application homogène, sûre et rentable en fonction des conditions du terrain.
De plus, il s’intègre à la plateforme numérique DMS-ONE pour surveiller et prévoir en temps réel les variables environnementales et opérationnelles, facilitant ainsi la prise de décision et la conformité réglementaire.
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Références
EL PAÍS. (23 avril 2026). Le Chili doit relever le défi de transformer ses déchets miniers en une nouvelle source de minéraux critiques. https://acortar.link/CHk7ou
Lieberherr, M. ; Urtubia, M. et Orrego, J. (2026). Les bassins de résidus miniers au Chili : des facteurs de dégradation socio-environnementale liés à l’exploitation minière. Édition Ecosistemas. https://acortar.link/hsr5VT
Ministère des Mines. (2025). Agenda des résidus miniers 2025/2026 : Vers une coexistence minière sûre et durable. II. Situation actuelle des dépôts de résidus miniers au Chili. https://acortar.link/uahODu
Service national de géologie et des mines [Sernageomin]. (2023). https://acortar.link/19eStC



